Métro 2033 décrypté – déclaration d’intention

metro 2033 glukhovsky

Le livre de Dmitry Glukhovsky est parsemé de références. Qu’elles se rapportent à des auteurs ou des personnages historiques, qu’elles se résument à des particularités de vêture ou d’armement possédé par certains personnages, toutes ont leur importance pour enrichir le récit sans en perturber la lecture ni la compréhension pour ceux qui ne les repèrent pas où n’y prêtent pas attention. Cependant le travail du traducteur implique de s’intéresser à toutes les références et la première tâche, la plus ardue sans doute, est de les débusquer. Puis, vient le moment difficile de savoir ce qu’on en fait. Doit-on les expliciter dans des notes de bas de page sans fin ? Doit-on les inclure dans le texte ? Les adapter ? N’en rien dire ?

Le choix qui a été fait par l’éditeur, et que je trouve pertinent, est d’expliciter les références culturelles russes qui ne sont pas forcément connues des lecteurs français et qui peuvent nuire à la compréhension du texte. Tous les événements de Métro 2033 sont vus à travers le prisme d’Artyom, le personnage principal. Sa connaissance du monde ainsi que sa culture sont parcellaires et certaines allusions lui échappent, mais elles n’échappent pas au lecteur russe contemporain. C’est cet écart de compréhension qui est comblé par les notes de bas de page, peu nombreuses.

J’ai donc décidé de faire une série de petits articles à l’attention des curieux, même si Internet recèle beaucoup de réponses et que sans doute vous êtes déjà nombreux à avoir fait quelques investigations. La parution se fera à un rythme hebdomadaire. Samedi prochain, je vous parlerai des noms des personnages.

septembre 18, 2010

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  • Bonjour
    ayant un peu exploré le site je n’ai pas réussi à trouver les articles dont vous parlez…
    Ce projet a t’il eu une suite et dans ce cas, pourriez vous s’il vous plait m’indiquer le lien où trouver tout ceci?… (ou à défaut un autre site sur lequel le sujet est abordé).
    Merci beaucoup d’avance et surtout, félicitation pour la superbe traduction de ce roman…
    Je me doute que la tâche n’est pas aisée mais vous avez su me faire voyager à travers toute une magnifique gamme d’émotions tout au long de ma lecture/exploration.
    Merci pour ça…

    • Bonjour,

      J’avoue à ma grande honte ne pas avoir pris le temps de poursuivre ce projet, qui est toujours en friche mais qui demande du temps pour être réalisé convenablement. Je ne désespère pas m’y atteler une fois la traduction de Métro 2034 achevée. (Ce qui veut dire qu’entre début janvier et mi-janvier il devrait y avoir quelque chose)
      Je ne connais pas de site qui fasse une analyse du livre de Dmitry Glukhovsky, aussi je ne sais que vous conseiller.
      Merci beaucoup pour votre compliment sur la traduction, c’est toujours agréable de savoir son travail apprécié.

    • Bonne année et plein de bonheurs littéraires et autres pour 203… euh 2011…
      Merci de votre réponse (et de la prépublication de Metro 2034)et bon courage pour tous vos projets à venir.

      • Merci, pour information, j’ai repris la rédaction de l’article sur les noms croisés dans 2033. Je ne désespère pas de le publier avant la sortie en librairie de 2034…

  • Bonjour,
    tout d’abord merci de votre travail sur la traduction de Metro 2034.
    A constater la force avec laquelle cet ouvrage m’a une fois de plus arraché à la réalité, je pense sans flagornerie que l’alchimie, loin d’être systématique, qui dans l’idéal doit s’opérer entre un écrivain et son traducteur, à fonctionné à plein dans votre cas.
    J’ai également remarqué et apprécié grandement les notes de bas de page plus nombreuses et permettant au lecteur français lambda (que je suis) de comprendre plus finement certaines références; je vous en remercie donc également.

    A ce propos et en attendant avec impatience votre article sur les références culturelles de métro 2033, je voulais vous poser quelques questions auxquelles je n’ai pas trouvé de réponses en farfouillant sur internet. Je ne sais pas si ce blog s’y prête, mais ayant lu d’autres posts dans lesquels vous répondiez à certains lecteurs, je tente ma chance…
    Je vous remercie d’avance de vos réponses éventuelles tout en comprenant bien que vous avez certainement autre choses à faire (peut-être une nouvelle traduction « métropolitaine » avec un peu de chance?…)
    Certaines de ces questions tomberont peut-être complètement à côté de la plaque pour un lecteur plus éclairé que moi, et certaines ne sont peut-être pas du tout en lien avec des référents « réels » mais dans le doute, je préfère demander, je mourai moins idiot comme ça!
    Encore une fois donc, merci d’avance de les lire et de votre indulgence.

    *La kunstkamera: page 103 le commandant du détachement de VDNKh faisant part de ses connaissances « inédites » des histoires du métro aux jeunots de son escorte évoque la kunstkamera. Je n’arrive pas à faire le lien entre ce que j’ai appris du « musée des curiosités » de St Petersbourg avec le métropolitain moscovite; y aurait- il un musée de ce genre à Moscou, qui pourrait donc éventuellement avoir des accès secrets menant au métropolitain ?

    *La Troubnaya: à la page 169, Artyom, discutant avec Khan, évoque cette station dont le nom ne l’inspire pas du tout, « surtout maintenant » ?
    Pourquoi cette prévention?

    *Kitaï Gorod: page 220 dans la salle supèrieure de la station, Artyom est sidéré par un énorme buste commémoratif lui inspirant crainte et respect, il hésite à l’attribuer à Saint Jean Baptiste ou Goliath… j’avoue que cette statue m’inspire aussi peu de choses qu’à notre pauvre héros.

    *Evgueni Dmitrievitch et Sergueï Andreïevitch: à la page 344, les deux « résidents » de la polyanka ont un échange verbal que je ne saisis pas. Sergueï demande « sans raison apparente »:
    « Comment ça fait déjà, tu te souviens? », et l’autre parle de « bottes sur le tableau de commande » et d’Amérique dont il ne reste plus rien.
    C’est apparamment en rapport avec la guerre nucléaire mais pourquoi le « attends, attends comment ça fait déjà… » comme s’ils faisaient référence à une chanson…

    * Le M2: page 552 le commando mené par Melnik passe dans une station du nom de Ghenchtab, ce qui fait frémir Artyom et lui évoque les militaires de Polis et les lueurs étranges devant le ministère de la défense. Que veut dire ce mot? ( je n’ai pas honte de celle-ci, même Google s’est avéré battu….)

    *La Belorousskaya: à la page 587, quand Artyom et Uhlman passent sur le territoire de la hanse via la correspondance entre les stations Belorousskaya radiale et ciorculaire, ils croisent une statue commémorative représentant un barbu à mitraillette, une jeune femme et un homme pensif; Artyom se demande s’il s’agit de héros de la guerre contre les Rouges ou bien des fondateurs de la station. Est ce une référence à une statue réelle?
    Bon, voilà, je crois que j’ai fait le tour.
    Désolé si j’ai été un peu long. Je crois que mon adresse mail a été envoyée avec ce post, au cas où le blog ne serait pas idéal pour une réponse potentielle.
    Merci encore d’avance d’un éventuel éclairage de ma lanterne, et bonne continuation.

  • Bonsoir,

    pour Ghenchtab, on trouve quelques explications sur internet en tapant « genchtab » sans le « h ».
    Cela signifie : Etat Major Général
    Il me semble qu’il s’agit d’un acronyme comme « sovmin » pour soviet ministrov (p.545)

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