Metro 2034 : des nouvelles du front

metro 2034 glukhovsky

Allo ? (grésillements) poste de contrôle ? (bruit blanc) me recevez ? (bruit d’eau)

Oui, vous avez bien lu. Bruit d’eau. Nous sommes en 2034, des survivants d’une guerre nucléaire totale se terrent dans le métro moscovite. Alors que l’action de Métro 2033 débutait à VDNKh, une station septentrionale du ventre de Moscou, cette fois, nous sommes à la Sevastopolskaya qui en représente sans doute l’extrémité méridionale occupée par l’humanité. (Pour celles et ceux qui ont le plan sous les yeux, nous sommes sur la ligne qui file droit vers le sud depuis la Circulaire.) La station est cernée de cours d’eau souterrains. Elle ne tient que grâce à un entretien quotidien de ses structures et à des combats tout aussi quotidiens que ses habitants livrent aux créatures mutantes qui lui donnent l’assaut depuis les tunnels sud. A quoi bon cet acharnement ? A quoi bon risquer de mourir déchiqueté par des griffes ou noyé sous des hectolitres d’eau ? La sauvegarde des machines dynamo-électriques. Celles qui fournissent du courant non seulement à la station, mais aussi à une portion non négligeables du métro et entre autres à la Hanse… Seulement, pour se battre, il faut disposer de munitions. Et le dernier convoi n’est pas arrivé à bon port. Et non seulement ce dernier convoi, mais aussi les éclaireurs partis à sa recherche. Alors un homme va ressurgir du passé et monter la mission du dernier espoir. Dernier espoir avant le repli vers le nord, avant l’abandon des lieux.

Ainsi commence Métro 2034. Une situation guère plus enviable que celle de VDNKh au début du premier roman composant ce diptyque. Ce roman est le troisième de Dmitry Glukhovsky et cela se sent : une maîtrise plus aiguë de l’intrigue, un travail plus poussé sur la narration. Le récit est plus fluide grâce notamment à des transitions très habiles entre différentes scènes et séquences. Le scénario n’est pas en reste, lui non plus, même si je ne compte pas en dévoiler davantage dans ces lignes.

La traduction, quant à elle, progresse bien, même si par moment elle me donne du fil à retordre (mais sans cela le défi aurait moins de piment). Je vais peut-être même finir en avance, allez savoir. Cependant, il est sans doute encore trop tôt pour faire de tels pronostiques. En tout cas, mes quatre relecteurs préférés vont commencer à avoir du travail dès la fin du mois.

  • Premièrement, bravo pour la traduction du premier opus. Français « moyen » de mon état, je m’étais dit que la littérature russe allait être un peu hard à suivre, mais Metro 2033 se lit tout seul !

    Par ailleurs, sait-on si Metro 2034 sortira en 2010 ?

    Merci, et bon courage pour la suite.

    • Merci pour le compliment. C’est toujours agréable d’avoir des retours de lecteurs sur son travail.

      Quant à 2034, sa parution est programmée pour le printemps 2011. Je rends le texte à l’éditeur fin décembre, le mois de janvier sera consacré à la relecture du texte ainsi qu’aux corrections et ajustements. Si on ajoute à cela le temps de fabrication : mise en page et impression, le compte y est.
      Mais avec Noël, on n’est jamais à l’abri de quelques surprises… affaire à suivre…

  • Kamarade Денис, votre team relecture est prête et n’attend plus que les documents pour investir à nouveau le métro.
    Zone d’infiltration à confirmer : coordonnées 55° 45′ 33″ Nord 37° 37′ 38″ Est.
    Équipement OK : guide du routard de Moscou, bouteille de Vodka, pépitos, lampe frontale, forfait téléphonique à bloc, espace disque sécurisé et stock de thé.
    Sommes prêts à retourner dans cet enfer si plaisant.

    Bien à vous Ричард.

    • Sans vouloir offenser la PRST (Proof Reading Strike Team), revoyez votre géolocalisation. Si vous vous rendez au point d’infiltration mentionné vous risquez de tomber sur les enfants du Ver. Je doute que la rencontre soit plaisante. Pour le reste, vous avez le feu vert. Vous recevrez les documents dans les prochains jours.

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