Amortels est disponible

Amortels

Couverture Amortels ©David Demaret

C‘est aujourd’hui que paraît aux éditions L’Atalante Amortels, le roman de Matt Forbeck dont je vous ai parlé dans ce billet.

Nous sommes au XXIIe siècle. Le monde est en pleine stagnation – certains domaines scientifiques, tels que la médecine, connaissent même un fort recul. Pourquoi ? Parce que dans la première moitié du XXIe siècle, on a découvert comment stocker la psyché humaine et depuis, quand la mort vous emporte, il suffit de l’injecter dans un clone qui a gentiment grandi en cuve en attendant d’être activé. Le seul hic est que cette technologie coûte très cher et que seuls les plus riches et les plus puissants y ont accès. Il existe une exception à cette règle : un homme que rien ne prédisposait à devenir un Amortel, un agent du Secret Service, l’homme sur lequel a été effectué le premier test à échelle réelle, le doyen de l’humanité, Ronan « Mathusalem » Dooley.

Cet agent fédéral, en service actif depuis presque deux siècles, va devoir résoudre le mystère qui entoure la mort de son dernier clone, sauvagement assassiné un quatre juillet. Un carnage filmé et diffusé sur l’ensemble de la toile. Comble du comble, ce loup solitaire se voit adjoindre, bien malgré lui, une équipière pour le seconder dans ses investigations.

Ainsi que je l’avais déjà écrit dans mon précédent billet sur le sujet, les amateurs de Richard Morgan et de sa trilogie Carbone modifié vont être en terrain connu… ou presque. Alors que l’action chez Morgan se déroule dans un univers post-expansion, où l’homme a conquis une partie de l’espace grâce notamment au transfert des psychés numérisées et à leur intégration dans des enveloppes synthétiques adaptées, Forbeck s’intéresse à l’impact d’une telle technologie sur le petit monde confiné qu’est le nôtre. Ses clones n’ont rien de surhumain, même si les technologies militaires ont accompli beaucoup de progrès, c’est vers la surveillance ainsi que la prévention et la répression du terrorisme que se sont portés tous les efforts de recherche et développement.

Même s’il s’agit d’un thriller efficace mené à un train d’enfer, l’auteur parsème son récit de pistes de réflexion sur la disparition des libertés individuelles, sur les progrès technologies par toujours maîtrisés, des recherches dépourvues de toute éthique ainsi que d’une interrogation sur ce qui définit notre identité.

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