Argentique aquatique

La Maison de l’Erdre, sur l’île de Versailles à Nantes, accueille depuis une quinzaine de jours une exposition de photographies de Paul Marchal. Ce poète du noir et blanc nous emmène à la découverte de plans d’eau parsemés d’herbes plus où moins folles qui forment – seules, entre elles ou avec leurs reflets – des pages d’écriture éphémères.

Armé de son vieux Nikon argentique, Paul parcourt les landes inondables du côté de Frossay, pas loin du canal de la Martinière. Les pieds dans l’eau, tant les siens que celui de l’appareil, il attend que la lumière soit idéale, négocie avec les nuages, le vent, puis, au moment propice il fixe l’instant sur sa pellicule.

J’ai trouvé beaucoup de poésie et de tendresse dans ces images insolites et rares. Aussi, je vous recommande d’y aller, seul – pour méditer – ou en famille pour le plaisir de partager et de comparer les images que l’on voit apparaître (un peu comme celles dans les nuages). Une sortie idéale pour ces jours de fêtes de fin d’année.

L’exposition est accessible aux horaires d’ouverture de la Maison de l’Erdre (attention l’île de Versailles ferme en hiver à 17 h 15). L’exposition, quant à elle, y est présente jusqu’au 17 janvier 2011.

Je laisse le mot de la fin à l’artiste :

« Le ciel, l’eau, les joncs jouent, réfléchissent entre eux. On ne sait trop quoi mais on sent bien qu’ils combinent.

Ils laissent sur le tableau aquatique des équations, ou schémas ou courbes ou bien ce sont des codes pour que le vent n’aille pas tout dire.

Pour que ça nous échappe. »

Post Scriptum : Et pour poursuivre la découverte de ces mystérieuses écritures éphémères, je vous propose de découvrir le blog de l’artiste… c’est par ici.

décembre 22, 2010

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  • Un petit addendum à mon article : je viens d’apprendre que l’exposition a été prolongée jusqu’au 25 janvier. Ce n’est pas une raison pour remettre votre visite à plus tard, mais plutôt pour en profiter deux fois.

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